Actualités de la course au large  /Archives decembre 2009  
  • 12 décembre 2009
  • 3 décembre 2009
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    12 décembre 2009

     

    Route du Rhum : une classe 3 multicoques en devenir


    J’ai donc passé une semaine au Nautic de Paris. La veille de son ouverture, le 3 décembre, a eu lieu à la salle Wagram à Paris la présentation officielle de la Route du Rhum. Nous avons été quelques-uns à être surpris de ne pas voir apparaître, sur l’avis de course, la classe des multicoques de classe 3 (dans laquelle est susceptible de courir Cotonella). Une mise au point s’imposait.


    Nous sommes pourtant, à présent, six prétendants à vouloir s’aligner sur la ligne de départ le 31 octobre prochain. Hormis Cotonella (plan Franco Mansoli), on retrouve pas moins de deux A’Capella (dessinés par Walter Greene), celui de Charlie Capelle bien sûr A’Capella (voir le lien sur l’article que j’avais écrit il y a quatre ans pour Loisirs Nautiques, cliquer ici) et celui de Jean-Paul Froc, Barfot, mené sur le Rhum 1998 par Pierre Antoine, ce même Pierre Antoine qui a remporté le Rhum 2006 en classe 3, à bord bien sûr de Cotonella. On trouve ensuite Etienne Giroire sur son Up my Sleeves, un autre plan Walter Greene, Reini Gelder sur son plan Loch Crowther, Ave Gitana – Light for the World, et enfin le Krysalid 42, qui devrait être skippé par JacquesVincent (un bateau dessiné par Bat’karé, un tandem constitué de Hugues Farsy et Robin Dorval, et dont les deux membres volent désormais de ses propres ailes).

     

    Le lendemain, vendredi 4 décembre, premier jour du Nautic, nous avons donc organisé, sur le stand de Pen Duick, une réunion improvisée, avec d’une part Etienne Giroire, Charlie Capelle, et moi-même ; et d’autre part, Pierre Bojic, président de Pen Duick, et Jean Maurel, directeur de course de la Route du Rhum. Dans l’état actuel des choses, les bateaux sont répartis en classes selon leur Longueur Hors Tout.


    Pour les multicoques :
    - Catégorie Ultime, d’une LHT supérieure ou égale à 60 pieds.
    - Les Multi 50.

     

    Et pour les monocoques :
    - Classe Imoca.
    - Classe 40.
    - Catégorie Rhum, LHT comprise entre 39’et 59’, sous réserve qu’au moins 5 voiliers soient régulièrement inscrits dans cette classe au plus tard le 31 mai 2010.


    Lors de cette réunion, nous avons évoqué plusieurs choses. D’une part, les multis de 40 pieds (en fait, de 39’ à 45’) pourraient être intégrés dans la classe Rhum, qui de fait s’ouvrirait ainsi à tous les multicoques d’une longueur comprise entre 39’ et 59’. Cela n’est pas pour nous déplaire, même si on risque de se retrouver avec des multis plus grands (peut-être un cata de 52 pieds, hors jauge Multi 50, mené par un certain Dominique Marsaudon et qui assurément va plus vite que nos trimarans…). Dans cette classe Rhum, il a également été évoqué la création de ce qui pourrait se dessiner comme une sous-classe, la nôtre, un team ‘historique’ qui aurait comme parrain l’un des tous premiers vainqueurs de la Route du Rhum. Cela reste à préciser.
    Ultérieurement, lors d’une autre réunion, il aurait par ailleurs été évoqué (mais je n’étais alors pas présent), la réintégration de la classe 3 multicoques en tant que telle, à la condition bien sûr que cinq bateaux soient présents. Ce qui paraît logique.
    Nous attendons donc avec impatience la publication, par l’organisateur, d’un avenant à l’avis de course officialisant la présence des petits multicoques au Rhum. Imaginez ! Pour la première fois depuis sa création, il n’y aurait pas d’A’Capella au départ de Saint-Malo (pour ceux qui l’ignorent, Olympus Photo, le petit trimaran de Mike Birch, qui a remporté la première édition de la Route du Rhum, en 1978, était lui aussi un A’Capella. Il avait devancé le grand monocoque de Michel Malinowsky de 98 petites secondes).

     

    Pour ce qui est de mes recherches de sponsors (ce qui est tout de même le nerf de la guerre), les choses progressent, j’ai rencontré plusieurs décideurs et les pourparlers avancent, même si rien n’est encore fait. Une chose est sûre, je serai à Saint-Malo le 31 octobre prochain. Pour ce faire je continue les entraînements en trimaran, à bord d’une petite bombe à trois pattes, Caïman, le Corsair 27 de mon ami Gérard. Un peu de brise, quelques rayons de soleil, et nous prenons le chemin des Pertuis pour des bords endiablés.

    Ex. Cotonella, Gilles Ruffet
    Photo © F. Mansoli

     

    Up my Sleeves, Etienne Giroire
    Photo © E. Giroire

    A’Capella, Charlie Capelle
    Photo © G. Ruffet

     

    Barfot, Jean-Pierre Froc
    Photo © G. Plisson

     

    Light for the World, Reini Gelder
    Photo © DR

     

    Krysalid 42, Jacques Vincent
    Photo © DR

     

    Prince de Bretagne à bon port - Photo © Pascal Desroche, Prince de Bretagne

     

    Ils sont enfin arrivés, mercredi 9 décembre, au Costa Rica ! Quelle volonté, et quelle détermination, mener ainsi sa route jusqu’au bout, quand les autres bateaux sont arrivés depuis si longtemps ! Pas marins bretons pour rien !
    Ils sont arrivés après plus de 30 jours de mer, alors que le vainqueur en Multi50, Crêpes Whaou !, avait franchi la ligne le 24 novembre dernier. Il faut se souvenir que par trois fois, l'équipage de Prince de Bretagne a trébuché et s'est relevé, la faute à un problème récurrent de rail de grand-voile. Après un arrêt à Vigo puis, dans une ria de Galice, Hervé Cléris et Christophe Dietsch ont fait à nouveau escale à Lanzarote aux îles Canaries. Pas question pour autant d'abandonner... Les deux navigateurs soutenus par les producteurs de légumes bretons savent que « dans le monde paysan, on combat, mais on ne renonce pas ». S'en est suivie une traversée de l'Atlantique à petite vitesse dans des alizés relativement poussifs et surtout pile poil dans l'axe du bateau ; c'est donc en zig zag, que les deux compères ont rejoint l'arc antillais ajoutant encore de la route à leur long chemin solitaire. Pierre Bojic, le directeur général de Pen Duick a d'ailleurs tenu à saluer l'équipage de Prince de Bretagne : «ils ont été formidables et sont allés au bout de leur aventure. Je salue leur courage, leur détermination et leur esprit sportif parce que ce n'est pas facile de finir une course seul et loin derrière». Après quelques heures de repos, Hervé déclarait : «c'était une arrivée un peu difficile du point de vue de la météo, mais il y avait un super comité d'accueil malgré la pluie et la nuit qui était tombée. Les locaux nous avaient préparé une petite fête très chaleureuse. Nous sommes heureux d'avoir rempli notre contrat, c'est à dire d'avoir fini la course quand d'autres ont dû abandonner et aussi d'avoir mené à bon port le plus vieux bateau de la flotte de la Transat Jacques Vabre, même si le résultat sportif n'est pas au rendez-vous ».


     

     

     

     

    Crêpes Whaou ! : une avarie sur un bras lors du convoyage vers la Guadeloupe

    Après avoir savouré sa victoire dans la Transat Jacques Vabre, Franck-Yves Escoffier et ses équipiers faisaient route vers la Guadeloupe où le trimaran Crêpes Whaou ! devait être embarqué à bord d’un cargo pour la France métropolitaine. Aors que le trimaran filait à près de 20 nœuds, Franck-Yves a décelé une légère fissure sur le bras avant bâbord. Cette avarie mineure n’empêche pas le bateau de tailler sa route mais considérant qu’il s’agit d’un convoyage et qu’il n’a pas en mer les moyens d’inspecter le bras suspect, Franck-Yves a préféré faire route sur la République Dominicaine pour ne pas prendre le risque d’endommager davantage le bateau. Finalement, c’est de là qu’il embarquera sur un cargo pour la France.

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    Trophée Jules Verne : Groupama 3, le retour - Photo © Groupama

    Samedi matin 12 décembre, Groupama 3 a quitté le port de Cape Town en Afrique du Sud pour rejoindre Brest, distant de 6000 milles, où il entamera sa seconde période de stand by pour le Trophée Jules Verne. Skippé par Fred Le Peutrec et mené par un équipage de 10 personnes, Groupama 3 en a donc fini avec son escale sud-africaine. En effet, une fois la cloison de flotteur réparée puis renforcée par l'équipe technique du team Groupama, assistée par des sud-africain du team Shosholoza, c'est le générateur qui rendait l'âme. Contraint d'en commander un nouveau en France et de le faire descendre à Cape Town par avion, l'équipage de Groupama 3 n'avait d'autre choix que de patienter sagement à Cape Town et d'assister, en direct, au tirage au sort de la Coupe du Monde de Football. « Tout cela est derrière nous aujourd'hui et nous sommes tous les dix très heureux d'être en mer. Nous avons du nous dégager de la côte pour trouver le vent qui nous a permis de retendre le gréement. C'est fait et nous naviguons actuellement avec deux ris dans la grand voile et sous trinquette dans un vent de sud-est de 25 à 28 nœuds pour une vitesse équivalente » relate Fred Le Peutrec, qui en l'absence de Franck Cammas, assume la responsabilité de Groupama 3. Sur les dix équipiers qui étaient à bord lors de la tentative de Trophée Jules Verne, trois sont à bord pour ce convoyage puisque, outre Fred, l'on retrouve Ronan Le Goff et Jacques Caraës : « En ce moment, c'est Ludovic Aglaor qui est à la barre avec Ronan et Clément Surtel à ses côtés. Il découvre Groupama 3, lui qui connaît bien Orange 2 puisqu'il était à bord pour le Jules Verne victorieux de 2005. On a aussi quelques nouveaux comme Mayeul Rifflet (qui espère être à la barre de l’ancien Orma La Trinitaine pour la Route du Rhum NDLR)  qui est venu remplacer Lionel Lemonchois ou encore Nick Legatt et Thierry Duprey du Vorsent. D'autres connaissent déjà Groupama 3 pour l'avoir préparé : Eric Lamy, François Salabert qui officie à la navigation » ajoute Fred.

    « Nous allons naviguer dans ce vent portant assez fort pendant 36 heures. Après, il devrait mollir à une quinzaine de nœuds pour nous permettre de rejoindre l'équateur en neuf jours. Nous ne serons donc pas rentrés pour les fêtes de Noël. Mais qu'importe, nous sommes là pour ramener Groupama 3 à bon port. Le bateau est aujourd'hui plus solide que jamais. Il faudra juste faire attention aux baleines. Ce matin, en quittant Cape Town, nous en avons croisé sept ou huit. C'était magnifique » conclut Fred Le Peutrec.

     

     

    Banque Populaire à Brest - Photos © Banque Populaire

     

    Ce vendredi, le maxi skippé par Pascal Bidegorry a quitté les pontons de Lorient pour faire route vers le port de Brest, où va se poursuivre le stand-by pour la tentative de record du Trophée Jules Verne. Le multicoque, qui ne pouvait quitter les pontons Lorientais ces derniers jours tant les conditions de vent et de mer étaient mauvaises, va enfin pouvoir prendre le large le temps de quelques milles et permettre à ses treize hommes d’équipage de naviguer à son bord. Pascal Bidégorry, skipper du maxi trimaran revient sur ce départ en convoyage : « nous avons finalement décidé de rallier le port de Brest car cela nous permet d’une part de naviguer avec l’équipage au complet et d’autre part de nous rapprocher de Ouessant. Cela fait plus d’un mois que les conditions à Lorient sont très difficiles et que nous sommes bloqués à terre. Nous devrions avoir une météo sympa vendredi avec pas mal de vent, 25 nœuds de Sud Est pour le départ. Nous arriverons à Brest en milieu d’après-midi où le bateau continuera son stand-by. » Par contre, l’incertitude demeure totale quant au ‘grand départ’, comme le souligne Pascal : « pour le moment aucune fenêtre météo ne semble se profiler à l’horizon pour que nous puissions partir en record, alors il va falloir patienter encore un peu ».


     

     

     

    Hydroptère : un grand bateau avant la fin du printemps ! Photos © Hydroptère.ch

     

    Décidément, la Suisse monopolise la course au large ; une situation assez paradoxale pour un pays où la marée est tout de même assez souvent basse. Ainsi en est-il de l’Hydroptère. Le bateau volent a décroché cette année les deux records de vitesse après lesquels il courait depuis des années. A l’occasion du Nautic de Paris, Alain Thébaut a annoncé la mise à l'eau de l'Hydroptère.ch en mai prochain. Il s’agit d’un catamaran de 35 pieds, avec coqueron central structurel et des foils en V. Il devrait être équipé d'une dérive permettant de naviguer avec les foils hors de l'eau lorsque les conditions ne permettront pas de décoller, et non plus d'un seul ensemble arrière comme sur l'Hydroptère mais de deux ensembles arrière complets safran-plan porteur. Ceci afin d’assurer un meilleur équilibre en vol. Le gréement a, quant à lui, été dessiné pour satisfaire une large gamme de conditions météorologiques. Hydroptère.ch est présenté comme étant un véritable laboratoire flottant, dont les résultats serviront de base à la réalisation du prochain objectif de l’équipe, l’hydroptère maxi, u trimaran de 30 mètres par 30 mètres, dont la raison d’être sera de ramener le Jules Verne. Il est des rêves qu’il faut faire aboutir.


     

     

     

    Multi One 70 : quelques villes en lice pour le Europeen Tour 2010. Photos © MOD

     

    L’évènement devrait se dérouler dans sept villes, et plusieurs villes ont montré leur intérêt ; c’est notamment le cas de Oslo, Kiel ou Lisbonne. Luis Sherpa, Président de Amor o mar, société organisatrice d’événements sportifs au Portugal, précise que son pays « possède une grande tradition maritime. Ce que l'on sait moins est que le pays traverse actuellement ce qu’on peut appeler une renaissance de cette tradition de pays maritime. Le Portugal commence - ou recommence - à regarder la Mer avec les yeux de l'avenir, et non plus seulement avec ceux du passé. C'est pourquoi le Portugal doit impérativement faire partie des pays du projet MOD - et cela à tous les niveaux: escale des Tours d'Europe et du Monde, armateur: comme le pays des navigateurs "qui ont donné des nouveaux mondes au monde", MOD est le futur d'un projet qui a un passé ».  Le premier European Tour se déroulera sur 5 semaines, en juin-juillet 2012. L’événement sera annuel et consistera en un véritable tour d’Europe au cœur des plus grandes capitales en combinant des courses offshore de 24 à 72 heures (équipage de 6) et des courses in-shore type Grand Prix (City race en équipage de 8). A ce jour, 26 équipes, skippers ou armateurs, représentant 8 nationalités, auraient fait part de leur « vif intérêt pour le Multi One Championship et l’acquisition d’un MOD 70’ ». Les discussions seraient avancées avec des teams « de renommée internationale », mais peut-être pas, pourl’instant, avec des équipes françaises : puisque l’on peut lire : « nos contacts pour le European Tour sont plus avancés dans le reste du monde. Nous envisageons cependant deux étapes en France, sur la côte Atlantique et la côte Méditerranéenne. Nous étudions également  la possibilité d’organiser le départ ou l’arrivée de l’Ocean World Tour en 2013-2014 en France » précise Marco Simeoni. « Concernant les autres pays et régions du monde, nous étudierons l’ensemble du parcours en collaboration avec le partenaire Titre de chaque événement majeur du circuit. Le Multi One Championship est également organisé afin d’obtenir une  couverture médiatique maximale et nous devrons rester prioritairement à l’écoute de nos partenaires et armateurs ». Par ailleurs, Jean–Pierre Gosswiller rejoint l’équipe de Multi One Design S.A. en tant que Project Manager et responsable technique. Il aura en charge l’ensemble de la gestion du dossier technique, suivi de chantier et suivi de traçabilité des MOD 70’. Un nouveau challenge après plusieurs années d’expérience dans la Coupe de l’America, notamment au service de BMW Oracle (développement du BOR 90’), de Groupe Bel, ou du défi suédois Victory Challenge.

     

     

     

     

     

    Asian Extremes Series : deuxième round à Singapour. Photos © OC Events

    Les visiteurs du Nautic de Paris ont pu admirer l’Extreme 40 de Mike Golding, Ecover. Le second round du volet asiatique des Extrême series commence ce vendredi 11décembre à Singapour ; ce sont six bateaux, menés chacun par quatre compétiteurs (24 marins en provenance de 8 pays), qui vont donc de nouveau s’affronter juste devant les immeubles de Singapour. Selon Mar Turner et Guy Nowel, « lors des premières régates de démonstration, à Hong-Kong, nous avons pleinement réalisé nos objectifs, et avons rassemblé 60 sponsors potentiels, ainsi que des leaders d'opinion et des représentants des médias, que ce soit sur l’eau ou à bord des bateau en tant que cinquième homme. Il n'ya pas beaucoup d'autres sports où les clients d'entreprise peuvent effectivement prendre part à l'action, c’est une expérience unique ». L’équipe d’OC Events espère ainsi pouvoir présenter, sur la saison 2010-2011, une flotte complète, similaire à celle qui a animé le circuit européen, avec des activités à terre, spectacles, concerts, etc.
    Ce premier circuit asiatique comporte malheureusement un nombre réduit de dates. Après Hong-Kong, du 20 au 24 novembre, Singapour, du 11 au 15 décembre, seule une autre date est actuellement programmée, Muscat, à Oman, du 1er au 5 février.

     

     

     

    Volvo Ocean Race : une couverture médiatique exeptionnelle

     

    Les organisateurs de la Volvo Ocean Race ont récemment publié quelques statistiques . On y apprend ainsi que le site (anglais, espagnol, russe et chinois) a reçu près de 24 millons de visiteurs, dont 27.5 %  sur la période 2005-06. Quatre millions de visiteurs uniques ont tapé www.volvooceanrace.org. D’autre part, on a comptabilisé 30,202 articles qui ont été publiés sur 3181 sites et ce dans 101 pays. Pour ce qui est de la presse écrite, on a comptabilisé un total de 1.619 millions de lecteurs sur from 13,038 articles. La presse TV et radio n’est  pas en reste, avec une audience cumulée de 1.327 million de spectateurs sur un ensemble de 11,057 émissions, provenant de 46pays différents pour un total de 3,386 heures de couverture, etc., etc. Des chiffres pour inciter les décideurs à investir sur mon projet !

     

     

     

     

     

     


    3 décembre 2009

     

    Transat Jacques Vabre : Victorien Erussard s’adjuge la deuxième place

     

    Alors que le trimaran aux couleurs de Guyader pour Urgence Climatique approchait de la ligne d’arrivée, pour la deuxième fois de cette transat, le genaker s’est abattu sur le pont. « On a fait des milles en moins », relate Victorien. « Ce qui nous sauve c’est qu’au même moment le vent a refusé un petit peu, nous obligeant à passer sous solent, de toute façon on aurait pas pu tenir le genaker. » Vers 5 heures du matin, grâce au clair de lune, Victorien a pu monter en tête de mât récupérer la drisse et renvoyer la voile d’avant. « Naviguer sans le genaker nous inquiétait au regard de la mistoufle que nous attendons sur la ligne d’arrivée ! » Elle fut au rendez-vous, en 5 heures, le tri n’ayant pu progresser que de 3,5 milles. Jusqu’au bout, la lutte a été intense avec son poursuivant, Lalou Raoucayrol sur Aquitaine port Médoc : à 7 milles de l’arrivée, Guyader pour Urgence Climatique ne comptait plus que 16 milles d’avance sur son poursuivant, alors qu’il en comptait près de 200 48 heures plus tôt ! « Nous avons vécu une nuit d’enfer avec peu de vent venant dans tous les sens et aussi le stress de voir Lalou revenir sur nous ! C’est le soulagement d’être arrivé ! C’était long ! Surtout que Lalou bénéficie toujours de meilleures conditions que nous, au moment ou nous étions en train de passer la ligne à petite vitesse, le vent était en train de rentrer ! » .

     

     

    Skippers d’Islande : départ de Paimpol le 27 juin 2010 !

     

    ‘Skippers d’Islande’, dont le départ avait été reporté en raison de la crise qui a frappé l’Islande, partira bien en 2010. C’est en tous cas ce qu’a précisé le directeur du Port de Reykjavik, Agust Agustsson : « nous sommes impatients d’organiser un moment agréable à Reykjavik. Nos équipements de ports pour les bateaux au Reykjavik Yacht Club Brokey sont ouverts. Je suis tout à fait sûr que nous pouvons organiser un programme intéressant pour les équipages durant l’escale à Reykjavik. » Le départ sera donné à Paimpol le dimanche 27 juin 2010, et proposera le parcours Paimpol-Reykjavik-Gravelines-Paimpol. La course ayant lieu quelques mois avant le départ de la Route du Rhum, elle peut constituer un galop d’essai intéressant pour les bateaux qui y participeront. Skippers d’Islande est une course qui peut se courir en solitaire ou en équipage, et des classements par catégories (Class 40, IRC…) seront établis en fonction du nombre d’inscrits dans chaque catégorie. Le départ et l’arrivée seront toujours à Paimpol, et la première étape sera Reykjavik en Islande. En revanche, la nouvelle venue s’appelle Gravelines : la commune du Nord Pas de Calais constituera une étape sur le nouveau tracé de cette course au large en passe de devenir un classique de la course océanique.

     

    America’s sup côté cour : Alinghi annonce WISeKey comme sponsor de l'équipe pour la 33e America's Cup. Photos : © DR/Alinghi.

    Alinghi, Defender de la 33e America's Cup, a annoncé que la société suisse de sécurité numérique WISeKey devient sponsor de l'équipe. C'est le deuxième partenaire à s'engager aux côtés de l'équipe depuis la mise à l'eau d'Alinghi 5 en juillet 2009. « Nous sommes très heureux d'accueillir WISeKey comme sponsor d'Alinghi pour la 33e America's Cup. En tant qu'équipe, nous avons besoin de partager des données confidentielles liées notamment au design. La sécurité est donc d'une importance capitale pour tenter de gagner à nouveau l'America's Cup. Notre partenariat avec WISeKey nous garantira une protection optimale », a déclaré Ernesto Bertarelli, président de l'équipe Alinghi. Carlos Moreira, fondateur et PDG de WISeKey s'est également exprimé suite à l'annonce du partenariat aujourd'hui : « nous sommes fiers d'avoir été choisis comme le seul fournisseur d'Alinghi en solutions de sécurité numérique. WISeKey partage avec Alinghi de nombreuses valeurs. Nous croyons tous deux en l'intégrité, en l'excellence et plus que tout en la technologie de haut niveau. Et nous avons l'art de monter des équipes gagnantes en Suisse ». Pendant la 33e America's Cup, WISeKey lancera une nouvelle génération de produits de sécurité numérique tels que eKey+. Alinghi poursuit actuellement son entraînement et ses tests à bord de son catamaran géant près de la base de l'équipe à Ras al-Khaïma aux Émirats Arabes Unis. WISeKey rejoint le fabricant de montres suisse Hublot au rang des sponsors de l'équipe.

     

    America’s Cup côté jardin : Alinghi espère que la Chambre d'Appel fera respecter les droits et la tradition. Photos : © DR/Alinghi.

     Le 25 novembre dernier, la Société Nautique de Genève (SNG), plaidait devant la Chambre d'Appel de la Cour Suprême de New York pour préserver deux droits fondamentaux du Defender voulus par le Deed of Gift : le droit de choisir le lieu de l'épreuve et le droit d'affronter un challenger qui respecte les conditions du Deed of Gift quant aux mesures du bateau. « Le Defender espère que les cinq juges de la Chambre d'Appel respecteront et feront respecter le droit voulu par le Deed of Gift de sélectionner le lieu et de définir les règles comme cela fut le cas en 158 ans et 32 éditions de l'America's Cup. Si la décision du Juge Kornreich est maintenue, cela serait la première fois dans l'histoire de l'America's Cup que le Defender est privé de son droit fondamental de choisir le lieu de l'épreuve. Nous attendons une décision rapide de la Cour pour faire avancer la 33e America's Cup ».

     

     

    MOD 70 : les chantiers constructeurs ont été désignés

     

    Pas vraiment de surprise dans l’annonce des chantiers qui vont réaliser les nouveaux MOD 70 : CDK Technologies à Port-La-Forêt, le chantier Décision à Ecublens, en Suisse, et Multiplast à Vannes. La mise à l’eau du premier bateau est toujours prévue pour octobre 2010, et 4 nouvelles unités sortiront chaque année, « ce qui permettra », annonce la société organisatrice, « le lancement de la première étape du Multi One Design Championship, le European Tour en juin 2012 ». CDK Technologies a été désigné maître d’œuvre, il se concentrera sur la construction de la coque centrale et sur l’assemblage des bateaux. CDK a notamment construit Banque Populaire V, actuel détenteur du record de distance parcouru en 24 heures et du record de l’Atlantique. « CDK Technologies se félicite d’ores et déjà de pouvoir collaborer à ce nouveau défi et d’y apporter son expérience » annonce Hubert Desjoyeaux, directeur général de CDK (et frère de Michel). La construction des bras de liaison sera exécutée par le chantier Décision : « Décision a participé très activement au développement de la classe des Decision 35 sur le Lac Léman. Cette classe one design a démontré tous les avantages d’une telle formule. Nous nous réjouissons de participer activement au succès des MOD 70. » déclare Bertrand Cardis, directeur de Décision. La construction des flotteurs, quant à elle, sera confiée au chantier Multiplast à Vannes, dont Gilles Ollier vient de céder la main : « Nous avons été séduits par le concept de monotypie qui seul, garantit une équité sportive. Techniquement, l'organisation mise en place regroupe ce qui se fait de mieux en Europe en termes de multicoques et d'expérience dans la gestion de projets de course. C’est donc une fierté pour notre équipe », affirme Yann Penfornis, directeur général.
    Auparavant, on avait appris que Advance Composites Group. ACG Ltd devenait le fournisseur officiel pour la construction des 12 trimarans. ACG offre un service intégré pour les matériaux pré-imprégnés, alliant production, design, recherche et développement. La société est présente dans la marine, le sport mécanique, la construction, l’aérospatiale, l’énergie éolienne, l’automobile et l’industrie des loisirs avec deux sites de production en Europe et aux Etats-Unis. L’argumentaire ‘green washing’ laisse cependant perplexe : en effet, comment expliquer que le transport des pièces entre la Suisse et la Bretagne pourra se faire de façon ‘écologiquement correcte’ ? On peut ainsi lire : « MOD S.A. et ACG Ltd se sont engagés, non seulement à fournir le carbone aux chantiers officiels MOD 70’, mais également à respecter les normes qualitatives et le processus de traçabilité défini pour la construction des 12 MOD 70’. Ce partenariat permet de garantir aux armateurs et aux équipes un contrôle permanent sur l’ensemble de la chaîne de production des bateaux. Cette démarche constitue une réponse en adéquation avec le concept de monotypie : équité sportive et valorisation de l’homme ». ???

     

     

    Banque Populaire 5 : toujours en attente d’une fenêtre météo propice. Photo © Banque Populaire.

     

    Depuis le 12 novembre, le maxi trimaran Banque Populaire V et ses hommes attendent que la météo leur permette de prendre le départ du Trophée Jules Verne. Après un peu plus de deux semaines d’attente, le routeur du team, Marcel van Triest, revient sur les conditions de ces derniers jours qui obligent le Team Banque Populaire à rester à quai. Le routeur de l’équipe fait donc le point une fois par jour avec Pascal Bidégorry et Ronan Lucas depuis le début du stand-by pour envisager un départ. Jusque-là peu de possibilités et aucune réelle ‘bonne’ fenêtre ne se sont présentées comme nous l’explique Marcel : « Contrairement à la traversée de l’Atlantique où nous pouvions prévoir la météo du départ jusqu’à l’arrivée, sur un Jules Verne ce n’est évidemment pas possible. On part sur une cinquantaine de jours, il est donc impossible de prévoir la météo sur la totalité du parcours. Il est parfois difficile de prévoir les conditions rencontrées au-delà de 4 ou 5 jours. Notre but est de prendre une fenêtre météo qui nous permettrait d’assurer de l’avance sur le temps de référence en prenant un départ nous garantissant une excellente première semaine ». Car si depuis trois semaines, deux petites opportunités se sont présentées, elles ne promettaient pas d’être suffisamment stables pour être confortablement dans les temps du record. La date limite pour partir a été fixée au 31 janvier.

    « Cette première semaine est la seule partie du trajet que l’on peut espérer maîtriser, c’est pour cela que nous cherchons à l’exploiter au maximum pour avoir de la marge sur le reste du parcours, la remontée de l’Atlantique pouvant par exemple être difficile ». Marcel continue : « la fenêtre idéale nous ferait descendre jusqu’au Pot au Noir avec un minimum de manœuvres et sur un seul bord (bâbord amure) avec des alizés Est/Nord Est bien présents à partir des Canaries. Il faut que nous ayons le moins de bords à tirer car ce maxi bateau est capable d’atteindre des vitesses vraiment incroyables, mais si c’est pour tricoter ça ne sert pas grand choses ».

     

     

     

     

    Ex IShare Cup : le temps des bilans

     

    IShare a annoncé récemment son retrait des Extreme Series, en tant que sponsor titre. Du 20 au 24 novembre dernier, Extreme Sailing Series Asie (sans sponsor titre donc) s'est offert un lancement en beauté à Hong Kong. Pour les six événements prévus en 2010, quatre pays sont d'ores et déjà confirmés, avec des escales au Royaume-Uni, Allemagne, France et Espagne, où aura lieu la finale à Almeria, en Andalousie, mi-octobre. Selon les résultats d'une enquête d'impact économique menée par le Conseil du Tourisme, des Sports et du Commerce de la région Andalousie, l’évènement aurait a généré « 2,7 millions d'Euros en termes de retour sur investissement, tandis que la fréquentation s'est pour sa part portée à 75.000 spectateurs. 15.000 touristes au total auront visité la ville lors de ce weekend, 92% étant venus spécialement pour l'événement et 80% exprimant leur intention de revenir ». Concernant la saison prochaine, sept des équipes ayant participé au circuit européen en 2009 ont d'ores et déjà confirmé leur retour pour 2010, et ce avant même la publication de l'avis de course.


    Les participants de la saison 2009 : BT - Nick Moloney, Ecover - Mike Golding, Holmatro - Carolijn Brouwer, iShares - Shirley Robertson, Gitana Extreme-Groupe LCF Rothschild - Yann Guichard, Groupama 40 - Franck Cammas, Luna - Erik Maris, Oman Sail Masirah - Pete Cumming, Oman Sail Renaissance - Loïck Peyron, BMW ORACLE Racing - James Spithill (Venise / Hyères uniquement), Wirsol Team Germany Kiel Sailing City – Roland. En 2009, un total de 108 manches ont été courues : Venise (17); Hyères (19); Cowes (20); Kiel (19); Amsterdam (17); Almería (16). Vainqueurs: Oman Sail Masirah 4 (Hyères, Cowes, Kiel, Almería); Gitana Extreme-Groupe LCF Rothschild 2 (Venice, Amsterdam). 2,124 invités VIP ont été reçus dans les espaces réservés lors des six évènements de 2009. 93% des invités VIP ont estimé l'iShares Cup comme l'un des trois meilleurs évènements auxquels ils ont assisté.

     

     

     

     

    Vitesse sur le lac : deux records de vitesse à la voile battus en 2009

     

    La remise des trophées 2009 des ‘SYZ & CO Leman Sailing Speed Records’ a eu lieu fin novembre à la Société Nautique de Genève. Battre un record de vitesse à la voile nécessite non seulement un bateau compétitif mais surtout des conditions météo particulières qui ne se présentent pas chaque année. Afin d’encourager malgré tout les tentatives, les trois meilleures performances réalisées pendant la saison sont récompensées par des prix en espèces, auxquels s’ajoutent une prime supplémentaire si le record est battu. En 2009, la compétition était ouverte du 29 mars au lever du jour au 24 octobre au coucher du soleil (pendant la période de l’heure d’été).
    Concernant le Ruban Bleu & Ruban Violet, aucun record du tour du lac n’a pu être enregistré cette année. Le Ruban Bleu reste donc toujours aux mains de Philippe Cardis, à bord du Décision 35 Julius Bäer (18 octobre 2007), et d’Alex Schneiter, à bord du Psaros 40 Tilt (4 septembre 2007). Alex Schneiter, cette fois-ci à la barre du catamaran à foils SYZ & CO, s’était certes attaqué en toute fin de saison aux records de l’heure et du kilomètre, mais la tentative a tourné court lorsque l’une des coques rallongées s’est brisée pendant un run à près de 30 nœuds.
    2009 aura été l’année du navigateur genevois Jean-Pierre Ziegert ; à bord de son Moth à foils Mach 2, il a largement battu le record de l’heure le 12 octobre dernier, avec une vitesse moyenne de 18.66 nœuds. « J’ai déplacé mon bateau à Lausanne-Vidy. En analysant les conditions météo, je me suis rendu compte que les conditions étaient plus favorables sur un parcours Lausanne – Le Bouveret. Le régime orageux de joran m’a permis d’accrocher deux cellules orageuses jusqu’au Bouveret, avec un petit passage sans vent entre deux. J’ai fait ce parcours en moins d’une heure, avec quelques bords de grand largue pour rallonger la distance (34.557km en une heure). Physiquement, c’est éprouvant… et j’ai mis plus de 3 heures à faire le même parcours dans le sens inverse !» Cette meilleure performance de l’année devient également le temps de référence à battre pour les ‘SYZ & CO Leman Sailing Speed Records’ et Jean-Pierre Ziegert s'est donc adjugé le trophée. Le 14 octobre, Jean-Pierre Ziegert a également pulvérisé son propre record du kilomètre établi l’année dernière, avec une vitesse moyenne de 24.81 nœuds, contre 21.90 nœuds en 2008. Il lui aura fallu plus de 10 tentatives pour trouver le bon endroit et le bon moment : « au début de l’année, j’avais déjà dépassé les 24 nœuds. Pendant cette fameuse semaine de bise en octobre, j’ai décidé de faire une nouvelle tentative devant Vidy. Le vent avoisinait les 30 nœuds. Si le record de l’heure est éprouvant physiquement, le record du kilomètre l’est peut-être encore plus, même si le run n’a duré que 79 secondes. J’ai fait une pointe à plus de 28 nœuds (plus de 51 km/h !). La bise est un vent de terre. Plus on s’éloigne de la côte, plus les vagues sont grandes et plus c’est difficile… Mon record s’est terminé par un énorme plongeon ! » s’exclame-t-il.
    A noter que le Formule 40 Bedat & Co de Nicolas Grange avait atteint 21.62 nœuds en septembre 2002 et détient encore le record de l’heure de l’Association des Multicoques de Compétition, prédécesseur de son équivalent dans les ‘SYZ & CO Leman Sailing Speed Records’ mais réservé aux multicoques.

    Record de l’Heure. 1er : 18.66 nœuds, Mach 2 (Moth Foiler), Jean-Pierre Ziegert. 2ème : 18.21 nœuds, BMW Emile Frey (Ventilo M2) , Luis Sanjuan / D. Pfister / O.Schenker / G.Loth. 3ème 16.83 nœuds, Edelweiss Card (Ventilo M2), Pinodoz / JP.Ziegert W.Lefebvre / A.Munier.
    Record du kilomètre. 1er : 24.81 nœuds, Mach 2 (Moth Foiler), Jean-Pierre Ziegert. 2ème : 21.53 nœuds, Safram (Ventilo M2), Yann Guichard / R.Gautier / A. Meyer / R.Bigler. 3ème : 20.99 nœuds, BMW Emil Frey (Ventilo M2), Luis Sanjuan / D. Pfister / O.Schenker / G.Loth.

     

     

     

     

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